Le corps de la bienheureuse Maria Anna (Landroni) de Jésus fut exumé cent sept ans après sa mort, durant le procès de 1731 qui devait conduire à sa béatification. Onze médecins et chirurgiens examinèrent les restes et constatèrent qu'ils étaient purs de toute décomposition, et encore mous et souples, quoique sans trace d'embaumement. Ils exhalaient un remarquable et plaisant parfum balsamique qui semblait provenir d'une étrange substance huileuse. Celle-ci humectait à la fois la peau et les organes internes; les vêtements de la nonne en étaient saturés. L'étonnement des experts médicaux fut tel qu'ils pratiquèrent une ''dissection totale'' du corps afin de découvrir quelque moyen secret de préservation. En coupant et en sondant, ils ne découvrirent qu'une délicieuse accentuation du parfum. Un chirurgien refusa de se laver les mais pendant plusieurs jours de peur d'effacer sa trace. (H.Turston, Les phénomènes physiques du mysticisme, p.314.)