
Rome est intervenue maintes fois afin de faire disparaître de la circulation les enseignements ésotériques traditionnels relatifs aux mystères de la mort. Bien des manuscrits orientaux, d'une inestimable valeur pour l'élévation spirituelle de l'humanité, auraient été saisis et cachés au monde. Les dissimulations s'étendraient même jusqu'à falsifier des textes anciens afin qu'ils correspondent parfaitement à l'enseignement de l'Église. Un jour, la lumière se fera sur les innombrables tentatives de Rome pour conserver son trône moral sur le monde occidental. L'histoire nous enseigne également que les pères de l'Église avaient presque tous été influencés par la philosophie néoplatonicienne qui enseignait la réincarnation des âmes. Seulement, pour bien des théologiens des premiers siècles de l'ère chrétienne, et cela jusqu'au Moyen Âge, cet enseignement était un anathème. L'idée centrale d'une seule vie terrestre suivie du purgatoire et du paradis après la mort devait demeurer intouchable, et quiconque contreviendrait à ce saint précepte devait être considéré comme hérétiques de la foi chrétienne. Bien que l'Église ait tout fait en son pouvoir pour condamner, excommunier, massacrer et même torturer les hérétiques, la croyance en la réincarnation demeura indélogeable à travers l'histoire des peuples européens. L'extermination sur les bûchers des Cathares, les plus hauts adeptes de l'ésotérisme traditionnel du Moyen Âge, ne réussit en rien à abolir les vérités éternelles sur la vie et la mort que les Templiers, les Francs-Maçons, les Rose-Croix et de multiples sociétés secrètes continuèrent à enseigner à travers les siècles. (Paul Beaudry, Mourir et renaître, p.17.)